Associations et sens de l'action : l'Uniopss participe aux journées de l'ADC à Nîmes
Note d'information du 12/10/2023

L’Uniopss est intervenue le 28 septembre, à Nîmes, lors des journées nationales de l’ADC, association des directrices et directeurs, cadres de direction du secteur sanitaire, social et médico-social mobilisés sur l’analyse et la remise en perspective de leur rôle.

Les journées de l’ADC se tenaient sur trois jours et avaient pour thème « 50 nuances d’associations. Quelles gouvernances pour demain ? ».
Il s’agissait de travailler sur cinq défis :
1. L’urgence de renouveler l’imaginaire solidaire et démocratique pour affronter les crises qui traversent la société (crises sanitaire, écologique, économique, géopolitique et sociale).
2. La nécessité de concevoir à nouveaux frais le fonctionnement interne des associations pour qu’elles soient réellement actrices des médiations démocratiques et lieux de l’expérimentalisme démocratique.
3. L’exigence de repenser les modalités d’un véritable partenariat des associations avec les pouvoirs publics pour échapper à l’instrumentalisation gestionnaire.
4. L’obligation de développer les coopérations entre acteurs non-lucratifs de l’économie sociale et solidaire pour résister au délitement des solidarités territoriales sous le joug de la concurrence.
5. L’impératif de développer des stratégies innovantes pour répondre aux enjeux sociétaux de ce temps.

Christine Chognot, adjointe au directeur général de l’Uniopss et responsable de la mission de recherche et prospective, est intervenue en binôme avec Jean-Louis Laville sur « Le sens de l’action dans les associations ». Son intervention à mis en relief l’urgence d’une libération de la pensée, pour échapper au « format » qui bride nos représentations, nos conceptions et nos pratiques ; d’où l’importance d’assumer les exigences du « détour théorique », c’est-à-dire l’examen de différents cadres théoriques permettant de reconcevoir le rôle des associations. Son intervention a ensuite souligné l’importance d’une réaffirmation d’un pouvoir d’agir par l’imbrication des niveaux micro (sur le terrain), méso (l’action collective) et macro (l’action dans la société). Enfin, l’intervention a proposé une figure alternative- celle du MICAHS (Mouvement instituant, critique, alternatif, humaniste et solidaire) - pour dépasser la représentation de l’association devenant « nécessairement » une organisation principalement gestionnaire.

Les débats ont montré à quel point la construction d’alternatives, assises sur des concepts revisités et des réalisations tangibles, est un courant porteur.


(c) Réseau Uniopss-Uriopss, 12/10/2023
FICHE N°113787
Mis à jour le : 12/10/2023
MOTS CLES
vie associative - établissement et service médico-social